Basile de Césarée: La radicalité dans la communion

 

Rien de plus clair, à ce propos, que l'épilogue des Règles morales, où Basile, indiquant ce qui fait l'essentiel de la vie monastique, décrit en fait celle de tous les simples baptisés: « Quel est le propre du chrétien? La foi qui est efficace par l'amour. Quel est le propre du croyant? Se conformer avec pleine certitude à ce qui est signifié dans les paroles de l'Écriture et ne rien oser en retrancher ou y ajouter. Quel est le propre du chrétien? C'est de s'aimer les uns les autres comme le Christ nous a aimés. » Basile le martelle: la communion que doivent vivre les chrétiens se fonde radicalement sur l'Écriture, norme de vie et critère de jugement pour chacun.
L'esprit de communion qui est le sien pousse Basile à s'impliquer non seulement dans la vie de l'Église mais aussi au service des plus démunis. À une époque où d'âpres discussions s'élèvent à propos de la « vérité de la foi », il cherche encore à étendre sa communion aux chrétiens des Églises d'Occident. Malgré un caractère difficile (il faut bien l'avouer!), malgré les malentendus et les frictions, il cherche toujours ce qui unit, afin que l'amour et la communion triomphent toujours sur les tentations de division.
Ainsi écrit-t-il à un évêque sur la côte de la Mer Noire: « Je t'en prie, chasse de ton esprit la conviction que tu n'as pas besoin de la communion avec un autre. Car il n'est pas digne de ceux qui cheminent selon la charité ni de ceux qui accomplissent le commandement du Seigneur de se séparer de la communion des frères. »

 

Dans cette même communion, je te salue fraternellement.
Ton ami Enzo