Grégoire de Nazianze: « Si je n'étais à toi, ô Christ… »


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Car c'est vrai, le chrétien, appelé dans la foi par le Christ, répond à celui dont il reconnaît qu'il l'a précédé, appelé avec force, et « saisi ». C'est une expérience que beaucoup sont conscients d'avoir fait, et une expérience, quoi qu'il en soit, qui devient presque évidente lorsque la foi s'approfondit. En effet, celui qui est réellement saisi par le Christ ne pourra jamais plus le renier, le méconnaître, mais il vivra avec lui un lien que rien ni personne ne pourra briser.

En ce sens, on peut parler de « la supériorité de la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur » (Ph 3,8). L'audace de cet adjectif possessif indique qu'il ne s'agit pas là de la connaissance d'un moment, mais d'une relation de confiance toute personnelle qui peut nous amener à reconnaître: « Le Christ m'a aimé et s'est livré pour moi » (Ga 2,20).

C'est là une expérience bien réelle dans la foi, qui est à la portée de tout chrétien: face à certains abîmes présents en nous, sur lesquels nous n'avons aucun pouvoir, il y a une force qui provient de la résurrection du Christ, laquelle produit en l'homme ce que celui-ci ne pourrait réaliser de ses propres forces, et guérit ce que l'homme n'est pas en mesure de guérir…

Ainsi peux-tu redire encore et toujours ces mots: « Si je n’étais à toi, ô mon Christ, quelle injustice ce serait ! »

Ton ami Enzo